Fallait pas l’inviter

Posted on juin 21, 2008

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Mercredi dernier, juste avant de prendre mon bus pour rentrer à la bergerie, j’ai reçu un coup de fil au boulot d’un certain John Doe (ai changé le nom obviously) de New York. Il voulait me faire passer un entretien téléphonique pour évaluer mon potentiel avant de peut-être devenir membre de son organisation.

Moi comme d’hab, ce genre de sollicitation par téléphone, d’une part j’ai pas le temps et d’autre part, j’aime bien savoir à qui j’ai affaire. Son organisation, gaiadv, je connaissais pas. On prend RDV pour le lendemain, le temps que je me renseigne un peu.

D’après ce que j’ai compris GAIA (Global Alliance for International Advancement) est une non-profit organization qui travaille avec l’ONU. C’est un réseau professionnel mais genre chasseur de tête pour l’ONU. En gros, quand l’ONU fait un appel d’offre, Gaia va chercher dans sa liste de membres les professionnels qui correspondent à cet appel d’offre et va les mettre en contact avec l’ONU. La liste des membres est une base de données de potentiels third party consultants.

Je suis pas super chaud surtout que mon statut actuel ne me permet pas d’être consultant indépendant. A moins peut-être de remplir des tas de paperasses et dans ce domaine j’ai déjà ma dose. Enfin, John Doe me tel, me fait passer l’entretien même si je lui dit qu’a priori je suis pas super chaud et que je pense que ça va pas le faire. Mais il s’accroche le rascal. Il a bien étudié mon dossier, il sait sur quoi je bosse et avec qui et il connaît mon employeur – pas de problèmes d’éthique d’après lui. Après 2 heures de tel, j’arrive à lui mettre dans la tête que non. Et j’ai droit au refrain de l’occasion unique, que un refus de membership c’est du jamais vu, que ya des contrats qui cadrent avec mon profil et patin couffin.

Pensais en avoir fini avec cette histoire quand hier, il me retel encore pour une dernière tentative. Super tenace le rascal. Il me redonne ses coordonnées au cas où je change d’avis.

J’ai peut-être fait une connerie et j’aurai peut-être pu démarrer une carrière de consultant pour l’ONU. En tout cas, j’ai appris un truc sur moi: je préfère la stabilité d’un contrat même temporaire à l’idée de faire du free lance.

Depuis que j’ai été listé dans le Who’s who 2008, j’avais déjà reçu des sollicitations mais jamais rien d’aussi sérieux/agressif.

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Posted in: boulot