Où je redécouvre…

Posted on avril 16, 2009

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… l’APEC (Association pour l’emploi des cadres). L’APEC avec son célèbre courrier-cadres, je (et vous aussi sans doute) connais depuis un bout de temps.

A l’instar d’Anthropopotame; petit rappel des faits.

Il fût un temps, avant la période de la Bergerie, où votre serviteur faisait de la science fiction.

Enfin, c’est ainsi que le jury de mon DEA avait évalué mon travail de recherche. 9 mois de boulot (mon DEA était un peu particulier; des cours en licence et maîtrise d’informatique  – mais pas le droit de valider les diplômes, des cours en méca Q et autres choses dites « théoriques » et l’ensemble de l’année universitaire en labo) pour s’entendre dire « Monsieur Mouton, tout ça c’est de la science fiction » par un jury composé des spécialistes Français du domaine (« DEA à 7 sceaux » comme on dit).

Mon directeur de stage était furax, le responsable local du DEA était furax itou (contre mon directeur de stage: « Y en a marre des sujets « frontiers », du classique, je veux du classique »). Toujours est-il que sur 5 étudiants; un nouvel hamiltonien avait été découvert, la preuve numérique de la possibilité d’utiliser une molécule comme fil électrique avait été donnée, un interrupteur moléculaire stable avait été mis en évidence, un nouvel algorithme de dynamique moléculaire avait été écrit. Un seul d’entre nous a décroché une MRT (une bourse ministérielle de thèse) grâce au talent politique du responsable local du DEA.

Toujours est-il qu’à l’époque (1995), le CNRS considérait l’électronique moléculaire comme de la science fiction (depuis il a changé son fusil d’épaule). Et je me retrouvais sans rien. Car, enfermé dans ma bulle de recherche où j’étais sûr que mes peers allaient reconnaître ma recherche comme une avancée sans précédent pour l’humanité*, je n’avais même pas eu un soupçon d’idée de considérer un plan B au cas où. Oui j’étais jeune chercheur et comme tout jeune chercheur, j’étais super naïf.

Je n’avais pas du tout imaginé que ces chercheurs, que j’adulais, allaient me renvoyer dans les cordes et même hors du ring. « Science-fiction ». Ça a fait mal, très mal. Et de la recherche, je ne voyais plus que la porte de sortie.

J’ai donc devancé l’appel – oui, souvenez-vous, le service militaire – et attendu mon ordre de route qui mit un an à venir. Pour passer le temps et pour réfléchir, je m’étais inscrit en prépa CAPES.

Mon service c’était un an à enseigner au fin fond de la France avec des aspirants et des scientifiques du contingent. Les aspirants étaient tous ingénieurs des grandes écoles et les scientifiques, tous DEAistes.

Grâce aux aspi’, les scientos (dont moi) ont découvert l’art de chercher du boulot en entreprise: prise de contact, recherche d’information, ciblage d’entreprise, networking,  job shadowing, lettre de motivation et … l’APEC et son courrier cadre.

A l’époque, on s’abonnait au courrier cadre et chaque mois (si je me souviens bien), on recevait un journal contenant toutes les annonces classées pour des postes d’ingénieur en France.

Aujourd’hui ça a bien changé, bon c’est un peu normal, plus de 10 ans d’internet sont passés par là. L’APEC c’est, en plus d’un site d’offres classique: des CV, lettres de motivation et pages perso en ligne, du reseau, des conseils (formation, carriere, recherche d’emploi) et sans doute plein d’autres choses que j’ai pas encore eu le temps de regarder.

* Vu l’évolution du domaine, je le pense toujours et j’attend le prix Nobel de pied ferme 😉

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Posted in: jobhunt